Sierre-Zinal

Posted: août 16, 2014 in Uncategorized

Ce dimanche se déroulait Sierre-Zinal. Alors que les prévisions météo en milieu de semaine laissaient envisager un dimanche excécrable , finalement toutes les conditions étaient réunies pour faire de cette 41ème édition une pleine réussite : nuageux au départ dans la vallée du Rhône à Sierre, éclaircies en cours de matinée et petit vent rafraîchissant au fur et à mesure de la montée pour rejoindre Zinal, au bout du val d’Anniviers. Toutes catégories confondues, le nombre de 4000 participants a été atteint cette année, encore un record. Et encore une fois, l’organisation a dû refuser du monde : plus de 2500 pour les marcheurs qui partent de Sierre de nuit, à la frontale, à cinq heures du matin et 1500 pour les coureurs prêts à en découdre à 9 heures et demi du matin. Sierre-Zinal est bien la course de montagne de référence qu’il faut avoir fait au moins une fois dans sa vie! Du premier au dernier, le mérite est là. Et la récompense de franchir cette ligne d’arrivée, à Zinal, au bout de 31 km et de 2200 mètres de dénivellation positive, 800 en négative. Avec entre les mains, cette précieuse médaille sur laquelle est gravée un des cinq sommets de 4000 mètres qu’il est possible de voir et d’admirer durant le parcours. « Courir dans une cathédrale », comme aime le souligner l’organisation, à juste titre d’ailleurs au vu du décor grandiose et immense dans lequel nous évoluons. Courir est certes un grand mot car , quand on doit prendre l’essentiel du dénivellé positif au début par une montée raide de près de 1300 mètres qui débute immédiatement après le départ à Sierre et se termine à Ponchette et Chandolin, la marche accélérée dans cette partie boisée est plutôt bienvenue. Unanimement, cette montée , longue de 7 km, est éprouvante , tant sur le plan musculaire que cardiaque. A la sortie des bois, on arrive à Chandolin à 2000 mètres d’altitude. Si l’on n’a pas un minimum d’acclimatation , la respiration est difficile. Les muscles sont raides. Là, il reste alors plus de 20 kilomètres à parcourir , à plus de 2000 mètres d’altitude, en empruntant tantôt des larges allées , tantôt des sentiers d’alpage en balcon sur la vallée. Ces sentiers sont souvent des monotraces où il n’est pas toujours facile de se dépasser, même si certains tronçons ont été réaménagés cette année. Que d’encouragements aussi sur le bord des sentiers, lorsqu’on traverse Chandolin, Tignousa et ou quand on arrive, le souffle court, au point culminant du parcours, vers 2400 mètres, à l’hôtel Weisshorn. . A Barneuza, au dernier ravitaillement, il reste alors quatre kilomètres de descente… les jambes vont encore souffrir. Au bout des 500 derniers mètres, l’arrivée dans les rues de Zinal …. La médaille dans les mains… le Weisshorn est mis à l’honneur cette année. Cette année, deux membres de l’ETC étaient présents : Jean Ruelle, pour sa troisième participation boucle l’épreuve en 4h 13′ :  » je suis un peu déçu de ma course, car j’espérais terminer en moins de 4 heures. J’étais dans les temps jusqu’à l’hôtel Weisshorn ( 2 h 52′), mais après j’ai commencé à souffrir de crampes et dans la descente sur Zinal, ce fut un calvaire, j’ai perdu beaucoup de minutes et les 500 derniers mètres sur l’asphalte ont été très pénibles. J’ai vraiment eu dur de terminer » . « Pour ma quinzième participation, je termine en 4 h 35 », au bout d’une belle course où, après deux grosses sorties en haute montagne pendant la semaine, je n’avais pas vraiment récupéré. Je n’avais pas envie de me griller dans la première partie ascendante, j’ai fait tranquille en démarrant dans les derniers. Il y avait de nombreux bouchons dans les chemins étroits. Ce n’est qu’à partir de Tignousa que , me sentant bien, j’ai vraiment couru avec le plus grand plaisir , sans coups de pompe ni crampes et profiter au mieux du somptueux paysage environnant. C’est vraiment sans aucune difficulté ni grosse fatigue que j’ai terminé aujourd’hui. Certes , c’est loin d’être mon meilleur chrono, mais peu importe « . Chez les hommes, victoire de l’extraterrestre Kilian Jornet pour la troisième fois en 2h 31 et de Stevie Kremer en 3h 03′ . Après 41 éditions , l’organisateur Jean-Claude Pont passe la main à un ancien vainqueur ( 2006) de Sierre-Zinal, Tarcis Ancay. Un sacré bail!

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